Cher(e)s Camarades,

A l’aube de l’année nouvelle 2019, le Bureau Exécutif National (BEN) de notre syndicat le SYNTIC par cette tribune vous adresse les vœux les meilleurs. Bonne année 2019 à tous les travailleurs et à toutes les travailleuses membres du SYNTIC qui est notre Maison Commune.

Camarades,

La mise en ligne à nouveau de notre site web : www.syntig.org; est l’occasion pour le Bureau Exécutif National (BEN) et pour le Président National de faire un tour d’horizon de la vie de notre syndicat le SYNTIC (notre maison commune). Ensemble, nous avons décidé de légaliser et d’adhérer au SYNTIC par Conviction. Or la Conviction est synonyme de FOI. Celle-ci est défini dans le livre aux Hébreux chapitre : 11 – verset :1 comme suit : « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ». Nous avons déjà franchi les caps les plus difficiles et nous vous invitons donc à ne pas faiblir en cette phase décisive de notre organisation syndicale.

A la légalisation du SYNTIC le 9 avril 2013 au regard de la loi N° 92/007 du 14 août 1992 portant Code du Travail en République du Cameroun, nous n’avons jamais douté un seul instant que notre organisation syndicale sera le porte flambeau des travailleurs de la branche des télécommunications. En effet, nous partons sur la base des travailleurs de deux entreprises à savoir l’opérateur historique CAMTEL et la multinationale Orange Cameroun SA. Moins d’un an plus-tard, le cercle des entreprises au sein desquelles le SYNTIC recrute désormais ses affiliés s’est élargi avec les nouvelles adhésions des travailleurs issus des entreprises multinationales : IHS Cameroon, Ericsson Cameroon SA et MTN Cameroon ltd. Au-delà du Code du Travail, notre syndicat doit aussi son existence légale à partir des deux Conventions Fondamentales N° 87 et 98 de l’OIT. La première organisation internationale à avoir joué jusqu’ici un rôle majeur dans le développement par la formation de nos affiliés est bien l’OIT à travers le Bureau ACTRAV (Actions pour les Travailleurs) du BIT d’Afrique Centrale de Yaoundé.

Cet assemblage hétéroclite des travailleurs issus d’horizons divers et n’ayant pas tous reçus de formation syndicale auparavant, bien que pouvant être un atout dans la solidarité, s’est avéré par la suite comme une bombe à retardement dans la cohésion même de notre syndicat. La perception du mouvement syndicale par les travailleurs des multinationales est plus évoluée que celle de certains travailleurs de l’opérateur historique CAMTEL. Pour ces derniers qui sont d’ailleurs une minorité, le syndicat est un moyen d’ascension sociale dans l’entreprise à travers la compromission des leaders syndicaux auprès de l’employeur. Cette minorité de travailleurs avait été soutenue par la CSAC (Confédération des Syndicats Autonomes du Cameroun) que notre regretté Camarade feu Louis Sombès avait entrepris de fédérer pour soutenir les travailleurs. Ses successeurs confédéraux ont ramené au sein de la CSAC les mêmes tares reprochées tantôt à la CSTC. Par contre, la majorité des travailleurs a adhéré au SYNTIC avec la conviction forte de faire asseoir un vrai dialogue social bipartite (Employeur/Travailleur) et tripartite (Etat/Employeur/Travailleur). Pendant près de quatre années, cette majorité des travailleuses et des travailleurs a défendu cet idéal syndical face aux prévaricateurs, soutenus par la CSAC, s’étant érigés par le mensonge comme des leaders du SYNTIC. Les différentes décisions des tribunaux de Yaoundé (TPI d’Ekounou, TGI et Cours d’Appel du Centre Administratif) ont régulièrement donné raison au Bureau Exécutif National (BEN) du SYNTIC.

Camarades,

Notre devise dans la solidarité syndicale a toujours été : « Unis, nous vaincrons. Divisés, nous mendions ». Pendant ces périodes de turbulences depuis le détournement en juin 2014 des cotisations syndicales par un groupuscule de femmes et d’hommes tous travailleurs de CAMTEL, le Bureau Exécutif National (BEN) a bien voulu mettre un accent dans la formation des cadres et des affiliés de notre syndicat pour mieux défendre les droits de tous les affiliés. Pour ce faire, nous avons fait appel à l’expertise des organisations internationales d’appuis (Bureau ACTRAV du BIT/AC, CIF de Turin, Freidrich Ebert Stiftung) et aux syndicats étrangers amis (Sud-PTT de France et SYTS du Sénégal) pour une formation de qualité . De juin 2013 à ce jour, le SYNTIC a déjà fait former plus de trois (300) travailleuses et travailleurs au Cameroun et à l’étranger.

Nous avons toujours reçu des éloges et des félicitations des milieux syndicaux nationaux du pays ainsi que de l’étranger et il en est de même des autorités de l’Etat du Cameroun. Nous ne nous sommes pas contentés seulement des félicitations et des éloges venant de nos partenaires du dialogue social. Lors des moments difficiles, le Bureau Exécutif National (BEN) a été de tous les temps aux côtés des travailleurs de : CAMTEL (paiement du 13e mois de novembre 2016),  IHS (défense et réintégrations des Délégués du Personnel préalablement licenciés), ORANGE (réclamation du paiement de la Prime d’ancienneté par la non-application de l’article 79 de la Convention Collective d’Entreprise), ERICSSON (défense des droits des travailleurs en violation de l’article 40 du Code du Travail) et MTN (défense des droits des travailleurs déflatés au regard des textes en vigueurs). Ce dynamisme syndical à nul autre pareil dans la branche vaut au SYNTIC non seulement des sympathies auprès des autorités nationales qui nous consultent dans les cadres spécifiques et aussi des autres syndicats qui sollicitent déjà notre expertise syndicale. Le SYNTIC a été invité au congrès électif du SNJC (Syndicat National des Journalistes du Cameroun) au GICAM où l’honneur nous avait été donné d’ouvrir les travaux par notre discours. Notre syndicat a, au fil des années et ceci depuis 2010, noué des relations privilégiées avec la journaliste française de renom FANNY PIGEAUD depuis le journal « Libération » au journal en ligne « Mediapart ». C’est ainsi qu’en août 2018, FANNY PIGEAUD va écrire et publier un article  dans le journal en ligne « Mediapart » en soutien au SYNTIC dans le différend du contentieux salarial né dans la non-application de l’article 79 de la Convention Collective d’Entreprise depuis janvier 2010 contre Orange Cameroun SA. Cet article a été largement partagé parmi nos affiliés. Malgré le recours au dialogue social et à l’arbitrage du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale depuis février 2017, l’employeur s’est employé de torpiller tous les efforts de règlement négocié.  Le SYNTIC a d’ailleurs déjà porté ce contentieux salarial à l’inspection du travail de Douala avec l’appui de Me Augustin NGUEFACK notre conseil juridique. Le Procès-verbal de non-conciliation devra être signé le lundi 25 février 2019 et la saisine du tribunal de Douala se fera aussitôt.

Camarades,

Dans un environnement social où les forces négatives cherchent à contrôler tous les mouvements sociaux, nous devons penser à fédérer nos efforts dans la construction d’une confédération des syndicats des travailleurs. Ensemble, nous serons plus forts et nous bénéficierons aussi des appuis certains des organisations internationales. Le SYNTIC ne doit plus se reposer sur quelques individualités au risque de perdre tous les acquis en cas d’événements non favorables. C’est le lieu de rappeler à chacun ici que l’attentisme observé par certains membres du Bureau Exécutif National (BEN) et des sections syndicales d’entreprises est préjudiciable au bon fonctionnement de notre organisation syndicale. Nous avons reçu jusqu’ici des formations de haut niveau et il nous appartient de les valoriser. Retenons tous que notre rayonnement commun tient d’abord de la solidarité et il passe désormais par la constitution de la confédération. Certains droits ne nous sont pas toujours accordés par ce que notre actuel statut de syndicat national a atteint ses limites. Il y a de cela quelques deux ans, en juillet 2017 lors de la réunion du Bureau Exécutif dans l’hôtel Joanes du lieudit Sable (Douala-Bonamoussadi), nous avons choisi une équipe de Camarades qui devait écrire les textes de légalisation de la confédération. Certes, nous pouvons constater le retard pris dans l’exécution de de ce chantier essentiel. Nous venons de recadrer cette équipe à la faveur des deux sessions de formation  de Douala et de Yaoundé dispensées par la fédération Sud-PTT et du SYTS lors de la première semaine de janvier 2019. A la fin du mois de Mars 2019, le Bureau Exécutif National (BEN) sera convoqué pour les amendements et l’adoption des textes de la confédération.